Académie du val d'Entraunes

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Porté par l'association 1732 Arts et Musiques des Sommets,
l'Académie du val d'Entraunes est une initiative citoyenne
pour la création d’une base de données interactive et évolutive
d’interprétation et de mise en valeur des patrimoines culturel et naturel
(matériel, immatériel, linguistique, artisanal, agricole, paysager, etc.)
du territoire du val d’Entraunes

Ce site en est la première maquette, les moteurs de recherche ne sont pas encore actifs.

Ex-Libris du Chevalier de Cessole.
La pointe de Cessole s'élève à gauche des alpinistes.

© Bibliothèque du chevalier de Cessole - Nice.

Il était une fois... L’Académie du Val d’Entraunes

 

1732 Arts et Musiques des Sommets reprend ici l’intitulé originel de l’association entraunoise créée en juillet 1978 par Albert Tardieu qui avait pour but de retrouver et de fixer la personnalité et l’identité des communautés du val d’Entraunes. L’Académie mettait en œuvre son objectif à travers une revue, Lou Lanternin, dont le comité rédactionnel animé par Jean et Suzanne Toche diffusait des articles de recherches scientifiques, historiques, géographiques, culturels etc... portant sur le val d’Entraunes. Une association composée de bénévoles armés de  leur seule bonne volonté qui avaient voulu réagir à la fatalité de l’agonie annoncée d’une société rurale, enclavée, isolée, désertifiée.

L’éditorial du n°1 de Lou Lanternin partait  d’un constat rude et annonçait la  philosophie de son  projet :

« Notre cher Val d’Entraunes se meurt. Ses enfants l’abandonnent. Son économie traditionnelle fait place au désert, mais les économies évoluent et un renouveau économique n’est pas impossible dans les décades à venir. Par contre ce qui nous paraît plus grave parce que plus irréversible est que ce constat d’agonie annonce la fin prochaine — hélas bien amorcée — de l’unité, de la personnalité et de l ’identité  du Haut Var, fin que pourrait même précipiter le développement brutal  et incontrôlé de nouvelles activités.

En effet, des millénaires durant, des hommes et des femmes, nos vieux, ont vécu sur cette terre pauvre et ingrate, verrouillés et isolés par les montagnes et par la barre du Daluis. Ces hommes et ces femmes, les vestiges du passé ainsi que quelques archives le démontrent, n’ont pas vécu là terrés comme des marmottes. Par la force des choses, ils ont vécu au sens plein du terme, et, probablement, parce qu’ils formaient une petite  communauté géographiquement déshéritée, ils ont dû lutter en faisant preuve de plus d’énergie, d’activité et de génie que partout ailleurs.

Cependant, des modes d’existence, des coutumes de la vie spirituelle de nos anciens, bien peu de choses sont parvenus jusqu’à nous.

Depuis la grande guerre, la dépopulation fait que la chaîne de la tradition orale qui véhiculait les récits de faits et les légendes de génération en génération s’est rompue, et avec elle les moyens de connaissance d’un passé non écrits sont perdus irrémédiablement.

Avec quelques amis, effrayés par les conséquences de cette deshérence, nous avons décidé de sauver ce qui peut encore l’être. Nous savons également que quelques bonnes volontés isolées ne peuvent pas faire grand chose tant la tâche est grande.

C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui à  chacun de vous qui êtes originaires du Val d’Entraunes, l’habitez, ou tout simplement l’aimez, de nous aider selon vos moyens.

A cet effet nous fondons « l’Académie du Val d’Entraunes », ainsi que cette revue... Lou Lanternin qui veulent être le refuge et le trait d’union de tous ceux qui désirent apporter leur pierre, si petite soit-elle, à l’œuvre de sauvetage que nous entreprenons (...). La rédaction ».

 

Cinq ans de travail… 13 numéros… fin de l’aventure en 1983

 

Trente un ans plus tard... Nous reprenons le fil de l’histoire un moment interrompu.

 

Nous reprenons volontiers à notre compte l’esprit originel de cette Académie à ceci près que nous associerons aux « natifs », aux « indigènes », aux habitants «  de souche » du val d’Entraunes cette composante « étrangère »  qui a tant fait pour la renaissance du haut pays , tous ces « gens d’ailleurs «  qui ont aimé ce pays, qui y ont créé des familles, élevés des enfants  qui y ont construit des maisons, qui ont défriché tant de chemins oubliés... qui ont revivifié le val d’Entraunes.

 

• Portée sociale du projet

 

Notre projet s’inscrit dans un mouvement global porté par le Web qui tend à démocratiser l’accès à la culture, à l’information, aux connaissances en général. Les avatars de cette nouvelle culture que l’on appellera ouverte se retrouve aussi bien dans le succès des logiciels Open source, du « peer-to-peer », de Wikipédia que dans la multiplication des projets d’archives ouvertes (projets OAI – Open archives initiative) surtout dans le domaine scientifique et culturel.

L’Académie du Val d’Entraunes inscrit très modestement ces pas dans cette mouvance qui entend offrir au plus grand nombre un accès fédéré aux ressources documentaires. Nous nous efforcerons, autant que faire se peut,  de  mettre en ligne le maximum de  documents dans la limite  de ce que nous autorise la loi sur la propriété intellectuelle.

Sinon, nous mettrons à votre disposition, les liens actifs vers les documents ou à défaut les références bibliographiques et si possible la localisation du document dans le Comté de Nice.

Il est bien sûr évident pour nous que nous mettrons sur notre site tous les liens vers les sites amis qui travaillent déjà depuis longtemps sur le patrimoine régional

 

• Objectif de l’Académie

 

L’Académie du val d’Entraunes se propose de recueillir la plupart des documents informatifs sur l’histoire, la géographie, le patrimoine matériel ou immatériel du val d’Entraunes et de les mettre à la disposition du plus grand nombre sur un site interactif.

 

• Qu’entendons nous par Val d’Entraunes

 

Bien que nous suivions la démarche la plus scientifique possible, nous ne voulons pas nous perdre dans d’ absconses considérations d’érudits.

Notre équipe étant composée de bénévoles peu nombreux, nous ne pouvons pas avoir la prétention d’être exhaustifs. Nous avons donc décidé, pour des raisons méthodologiques et pratiques, de nous limiter aux quatre communes : Entraunes, Saint-Martin, Villeneuve, Châteauneuf. Ces communes firent partie de la viguerie de Barcelonnette. Entraunes et St-Martin en restèrent dépendantes jusqu’en 1718.

 

Ces quatre communes sont liées par un procès verbal très ancien, original écrit en langue romane : quodam quaternum in papiro descriptum continens et designans capitula et requisitiones, précieux parchemin de la charte des communes du val d’Entraunes dont on a retrouvé, dans les archives communales de Villeneuve d’Entraunes, une traduction latine sur parchemin datée de 1388, contresignée du comte rouge Amédée VII de Savoie et munie du sceau. Ces quatre villages de la haute vallée du Var s’étaient ligués de bonne heure pour demander leur émancipation de la tutelle seigneuriale et obtenir une charte de franchises fort libérales pour l’époque.

Grâce à cette charte communale, à la fois constitution, code de juridiction consulaire, règlement de police urbaine, ces quatre communes du Val d’Entraunes furent à l’avant-garde.

Cette Charte des Entraunes reste l’emblême de cette « França rustega »*, enfermée dans son cirque de montagnes,  longtemps coupée de toutes communications avec l’extérieur, de cette entité géographique et culturelle fort complexe qui reste toujours un monde à part

 

• Autour du Val d’Entraunes

 

Il est cependant évident que nous communiquerons les documents les plus intéressants et représentatifs des communes alentour comme Sauze ou Péone… et si proches dans l’esprit : ces petits pays ont des archives très riches en documents qui, par capillarité évidente, nourrissent l’histoire des « Entraunes ».

 

Serge Goracci.

 

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